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Les semeurs du changement

[:fr]Les Semeurs du changement – présentation[:en]Portraits sonores de Sarah Roubato – présentation[:es]Portraits sonores de Sarah Roubato – présentation[:]

[:fr]« Et vous aussi médias, offrez nous de beaux exemples. Nous avons besoin d’admirer pour imiter. Déployez les gorges de ces inconnus qui inventent de l’alternatif positif tous les jour au réveil. Il y a des milliers de concurrents dans l’ombre qui ont arrêté la glose et qui creusent des solutions à main nue. Nous voulons les connaître, nous, vos chers auditeurs. Oui, ce sont ceux-là que j’ai envie d’écouter avec mes oreilles bien ouvertes et disponibles.  C’est avec eux qu’il faut faire des unes et qu’il faut faire du bruit. »
Jacques Gamblin, Parlement des écrivain, 2016.

Les Semeurs du changement, ce sont des rencontres avec des gens qui nous montrent qu’il est toujours possible de faire un pas de côté pour s’inventer une autre manière de vivre. Des sources d’inspiration qui ne font pas la une des médias et que je vous propose d’écouter dans des veillées, autour d’une thématique choisie par vous, nous nous retrouvons à les écouter et à déplier ce qu’ils nous inspirent. Pour en savoir plus : cliquez ici.Pour présentation en format pdf cliquez ici. 

J’atterris un beau matin chez quelqu’un que je ne connais pas. J’y reste le temps qu’il faut pour installer une confiance. Je vis à son rythme. Je la laisse me parler de ce qu’elle veut, où elle veut. Pas d’interviews, seulement des conversations informelles où, finalement, c’est l’essentiel qui ressort. Voici comment je les ai rencontrés…

Une éleveuse de chevaux qui amène ses chevaux de course de la Normandie au Minervois pour leur apprendre à vivre en troupeau pastoral, une sculpteure qui sculpte ceux qu’on ne voit pas – marins, détenus, religieuses dans les couvents, vieilles personnes en maison de retraite, un champion de boxe qui crée une mezzanine au-dessus du ring de sa salle pour offrir du soutien scolaire aux gamins, un boulanger qui fut marin, chimiste, apiculteur et qui dit qu’il oeuvre ses métiers, un chanteur qui écrit des chansons sur mesure pour les gens et les offres dans des lieux improbables comme des lavomatics, un paysan qui travaille sans moteur, par traction animale, et qui accueille des jeunes pour qu’ils viennent réparer leurs ailes blessées, autour de l’animal, du piano à cinq feux de la cuisine et du piano à quatre-vingt huit touches du salon. Un metteur en scène qui fait jouer des jeunes dans les quartiers difficiles, des SDF, des détenus, des malades psychiatriques, sur les plus grandes scènes. Un homme qui travaille au Samu Social et fabrique des automates valant des milliers d’euros, refuse de travailler avec JP Gauthier, efface les œuvres qu’il peint sur les murs de son appartement chauffé au pétrole en plein Paris…

Pour les découvrir rapidement, écoutez les extraits ci-dessous.

Ils ont su cultiver un autre rapport au temps, créer des ruptures et trouver leur calendrier personnel.

Ils cultivent tous la diversité : des matières, des publics, des lieux, des formats, des modèles économiques, des grains…

Certains arrivent à un moment de leur vie où ils ont envie de transmettre. Se dégage alors une autre conception de l’éducation, qui passe par le corps, l’expérience et l’autonomie.

Ils essayent tous d’être le plus autonomes possibles.

Avant de savoir ce qu’ils voulaient, ils ont commencé par savoir ce qu’ils ne voulaient pas/ce dont ils ne voulaient plus. Souvent savoir dire non est bien plus difficile que de dire oui.

Ils vivent très souvent en permanence avec l’incertitude financière. Ils ont des rythmes de vie parfois effrénées. Pourtant, il se dégage de chaque personne que j’ai rencontrée une grande paix. Celle qu’on ne trouve que chez ceux qui sont à leur place.

Serge le metteur en scène, Elie le chanteur, Cécile la sculpteure et Saïd le boxeur travaillent avec des personnes mises à la marge de la société : détenus dans les prisons, vieilles personnes en maisons de retraite, adolescents en soin psychiatriques, SDF, Kurdes ou habitants d’une tour en voie de démolition. Que cherchent-ils auprès de ces marginaux ? Et si c’était là, à la marge de la société, qu’ils retrouvaient le sens même de leur métier, de leur geste, de leur art ?

Ces personnes, aux six coins du pays, de toutes les générations, exerçant dans des milieux très différents, nous montrent qu’il est toujours possible de faire un pas de côté pour s’inventer une autre manière de vivre.

 

Comment les écouter ? Ces portraits sont diffusés dans le cadre des veillées de Sarah Roubato. Cliquez ici pour les découvrir et les diffuser dans votre coin. Pour écouter des extraits de chaque portrait, cliquez sur son image :

Olivier : habiter sa vie
Julien, musicien volant : construire des ponts
Cécile : trouver le bon geste

 

Elie, faiseur de petits nous
Alain, oeuvrer son métier
Said, devenir champion de sa vie
Hella, la liberté qui s’adapte
Serge, le théâtre côté marge
Leila, mère de vents et de marées
Flo, l’art de vivre

Les cinémas sonores : c’est quoi ? 

Aujourd’hui, on se réunit pour regarder un film ou aller voir un concert. L’expérience de l’écoute, du podcast ou de la musique, reste individuelle. Il est loin le temps où on se réunissait chez le voisin autour du poste de radio.

Pourtant nous avons soif de nous rencontrer autrement, loin du divertissement et du matraquage de l’image et de l’information. Alors pourquoi ne pas se réunir, dans votre salon, dans une cave, dans un café, pour écouter collectivement ces portraits et en parler ? Si vous souhaitez organiser une soirée, avec ou sans mois, écrivez-moi sur la page contact.

extrait d’un entretien avec Esprit Créateur

 [:en]Les Semeurs du changement, c’est une série de portraits sonores de semeurs qui nous montrent qu’il est toujours possible de faire un pas de côté pour s’inventer une autre manière de vivre. Pour présentation en format pdf cliquez ici

Une éleveuse de cheveux qui amène ses chevaux de course de la Normandie au Minervois pour leur apprendre à vivre en troupeau pastoral, une sculpteure qui sculpte ceux qu’on ne voit pas – marins, détenus, religieuses dans les couvents, vieilles personnes en maison de retraite, un champion de boxe qui crée une mezzanine au-dessus du ring de sa salle pour offrir du soutien scolaire aux gamins, un boulanger qui fut marin, chimiste, apiculteur et qui dit qu’il oeuvre ses métiers, un chanteur qui écrit des chansons sur mesure pour les gens et les offres dans des lieux improbables comme des lavomatics, un paysan qui travaille sans moteur, par traction animale, et qui accueille des jeunes pour qu’ils viennent réparer leurs ailes blessées, autour de l’animal, du piano à cinq feux de la cuisine et du piano à quatre-vingt huit touches du salon. Un metteur en scène qui fait jouer des jeunes dans les quartiers difficiles, des SDF, des détenus, des malades psychiatriques, sur les plus grandes scènes. Un homme qui travaille au Samu Social et fabrique des automates valant des milliers d’euros, refuse de travailler avec JP Gauthier, efface les œuvres qu’il peint sur les murs de son appartement chauffé au pétrole en plein Paris…

Des hommes et des femmes, jeunes et moins jeunes, tous ici, en France, qui nous donnent à voir d’autres possibles. Des sources d’inspiration que les grands médias ne nous montrent jamais. Et si on se mettait à regarder notre pays autrement ?  Quand on bourlingue hors des grands axes et loin des  grands médias, on rencontre des gens extraordinaires et on se demande pourquoi personne n’en parle. Le pari des Semeurs du changement, est de nous donner à voir d’autres exemples, de beaux exemples, pour envisager d’autres possibles. Ces personnes, aux six coins du pays, de toutes les générations, exerçant dans des milieux très différents, nous montrent qu’il est toujours possible de faire un pas de côté pour s’inventer une autre manière de vivre.

Un autre rapport au temps

Cultiver la diversité

La rencontre 

Une conception de l’éducation qui remue !

Conquérir son autonomie

Savoir ce qu’on ne veut pas

Être à sa place

Leurs combats (FINALES)

Comment ça se passe ? 

De bouche à oreille, des errances de la route à celles d’internet, j’atterris un beau matin chez quelqu’un que je ne connais pas. J’y reste le temps qu’il faut pour installer une confiance. Je vis à son rythme. Je la laisse me parler de ce qu’elle veut, où elle veut. Pas d’interviews, seulement des conversations informelles où, finalement, c’est l’essentiel qui ressort.

Ça donne quoi ? 

Des portraits de 12 à 45 minutes, croisant la voix de la personne pendant ses activités, ma narration, et son choix de musiques.

Et ensuite ?

Trois semaines de montage à temps plein par portrait : dérushage de dizaines d’heures, nettoyage de la voix et des ambiances, montage, enregistrement de la narration, remontage et mixage.

Comment les écouter ? 

Ces portraits sont réalisés et produits de façon totalement indépendante, sans aucune source de financement. Les dépenses incluent le matériel audio (1000 euros), les déplacements (sur des milliers de kilomètres), le temps de montage (150 heures environ) et les frais de studio et de mixage (200 euros par portrait). Dans un contexte où les médias se réinventent, les créateurs ne peuvent que faire appel aux auditeurs.

C’est pourquoi ces portraits sont en vente. Oui je sais, il n’est pas commun de payer pour écouter un podcast. Mais nous payons bien pour ouvrir notre fichier à l’imprimerie sur notre clé USB, pour nous sécher les cheveux chez le coiffeur ou pour un sac plastique à l’épicerie. Le monde change. Ce qu’on ne payait pas hier, nous le payons aujourd’hui. D’autres choses qu’on payait hier sont accès gratuit aujourd’hui.

Pour écouter encore d’autres extraits et acheter des portraits, cliquez sur chaque image :

Olivier : habiter sa vie
Julien, musicien volant : construire des ponts
Cécile : trouver le bon geste

 

Elie, faiseur de petits nous
Alain, oeuvrer son métier
Said, devenir champion de sa vie
Hella, la liberté qui s’adapte
Serge, le théâtre côté marge
Leila, mère de vents et de marées

Les soirées d’écoute collective

Aujourd’hui, on se réunit pour regarder un film ou aller voir un concert. L’expérience de l’écoute, du podcast ou de la musique, reste individuelle. Il est loin le temps où on se réunissait chez le voisin autour du poste de radio.

Pourtant nous avons soif de nous rencontrer autrement, loin du divertissement et du matraquage de l’image et de l’information. Alors pourquoi ne pas se réunir, dans votre salon, dans une cave, dans un café, pour écouter collectivement ces portraits et en parler ? Si vous souhaitez organiser une soirée, avec ou sans mois, écrivez-moi sur la page contact.[:es]L’Extraordinaire au Quotidien, c’est une série de portraits sonores de semeurs qui nous montrent qu’il est toujours possible de faire un pas de côté pour s’inventer une autre manière de vivre. Pour présentation en format pdf cliquez ici

Une éleveuse de cheveux qui amène ses chevaux de course de la Normandie au Minervois pour leur apprendre à vivre en troupeau pastoral, une sculpteure qui sculpte ceux qu’on ne voit pas – marins, détenus, religieuses dans les couvents, vieilles personnes en maison de retraite, un champion de boxe qui crée une mezzanine au-dessus du ring de sa salle pour offrir du soutien scolaire aux gamins, un boulanger qui fut marin, chimiste, apiculteur et qui dit qu’il oeuvre ses métiers, un chanteur qui écrit des chansons sur mesure pour les gens et les offres dans des lieux improbables comme des lavomatics, un paysan qui travaille sans moteur, par traction animale, et qui accueille des jeunes pour qu’ils viennent réparer leurs ailes blessées, autour de l’animal, du piano à cinq feux de la cuisine et du piano à quatre-vingt huit touches du salon. Un metteur en scène qui fait jouer des jeunes dans les quartiers difficiles, des SDF, des détenus, des malades psychiatriques, sur les plus grandes scènes. Un homme qui travaille au Samu Social et fabrique des automates valant des milliers d’euros, refuse de travailler avec JP Gauthier, efface les œuvres qu’il peint sur les murs de son appartement chauffé au pétrole en plein Paris…

Des hommes et des femmes, jeunes et moins jeunes, tous ici, en France, qui nous donnent à voir d’autres possibles. Des sources d’inspiration que les grands médias ne nous montrent jamais. Et si on se mettait à regarder notre pays autrement ?  Quand on bourlingue hors des grands axes et loin des  grands médias, on rencontre des gens extraordinaires et on se demande pourquoi personne n’en parle. Le pari de L’extraordinaire au quotidien est de nous donner à voir d’autres exemples, de beaux exemples, car ce n’est qu’en changeant nos représentations de la société qu’on pourra envisager d’autres possibles. Ces personnes, aux six coins du pays, de toutes les générations, exerçant dans des milieux très différents, nous montrent qu’il est toujours possible de faire un pas de côté pour s’inventer une autre manière de vivre.

Un autre rapport au temps

Comment ça se passe ? 

De bouche à oreille, des errances de la route à celles d’internet, j’atterris un beau matin chez quelqu’un que je ne connais pas. J’y reste le temps qu’il faut pour installer une confiance. Je vis à son rythme. Je la laisse me parler de ce qu’elle veut, où elle veut. Pas d’interviews, seulement des conversations informelles où, finalement, c’est l’essentiel qui ressort.

Cultiver la diversité

Ça donne quoi ? 

Des portraits de 12 à 45 minutes, croisant la voix de la personne pendant ses activités, ma narration, et son choix de musiques.

La rencontre 

Et ensuite ?

Trois semaines de montage à temps plein par portrait : dérushage de dizaines d’heures, nettoyage de la voix et des ambiances, montage, enregistrement de la narration, remontage et mixage.

Une conception de l’éducation qui remue !

Comment les écouter ? 

Ces portraits sont réalisés et produits de façon totalement indépendante, sans aucune source de financement. Les dépenses incluent le matériel audio (1000 euros), les déplacements, le temps de montage et les frais de studio et de mixage. Dans un contexte où les médias se réinventent, les créateurs ne peuvent que faire appel aux auditeurs.

Conquérir son autonomie

C’est pourquoi ces portraits sont en vente. Oui je sais, il n’est pas commun de payer pour écouter un podcast. Mais nous payons bien pour ouvrir notre fichier à l’imprimerie sur notre clé USB, pour nous sécher les cheveux chez le coiffeur ou pour un sac plastique à l’épicerie. Le monde change. Ce qu’on ne payait pas hier, nous le payons aujourd’hui. D’autres choses qu’on payait hier sont accès gratuit aujourd’hui. Pour chaque portrait, un extrait est en écoute libre. Pour l’obtenir en entier contactez-moi  ici.

Savoir ce qu’on ne veut pas

Les soirées d’écoute collective

Aujourd’hui, on se réunit pour regarder un film ou aller voir un concert. L’expérience de l’écoute, du podcast ou de la musique, reste individuelle. Il est loin le temps où on se réunissait chez le voisin autour du poste de radio.

Pourtant nous avons soif de nous rencontrer autrement, loin du divertissement et du matraquage de l’image et de l’information. Alors pourquoi ne pas se réunir, dans votre salon, dans une cave, dans un café, pour écouter collectivement ces portraits et en parler ? Si vous souhaitez organiser une soirée, avec ou sans mois, écrivez-moi sur la page contact.

Être à sa place

Leurs combats (FINALES)


Pour écouter encore d’autres extraits et acheter des portraits, cliquez sur chaque image :

Olivier : habiter sa vie
Cécile : trouver le bon geste

 

Elie, faiseur de petits nous
Alain, oeuvrer son métier
Said, devenir champion de sa vie
Hella, la liberté qui s’adapte

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[:fr]Flo : l’art de vivre[:]

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« J’ai vu un haricot pousser, et j’ai décidé de tout plaquer »

audioportraits · Flo : l’art de vivre

Flo travaillait dans une galerie d’art à Paris. Spécialiste de la peinture du 17ème siècle française. Un jour, à la campagne, elle fait pousser un haricot. Et là, sa vie change. Elle quitte tout, part vivre dans les montagnes en Suisse où elle devient herboriste.

Je la rencontre une nuit étoilée, au bout d’un chemin à flanc de montagne. Elle joue Satie sur son piano à côté duquel la choucroute fait « proute ». Elle joue aussi de luth, distille de l’absinthe sur un vieil alambic et fait ses étiquettes elle-même avec des plumes et encres de Chine. Elle a 30 ans. Et pourtant, elle a décidé de vivre à un autre tempo, et dans un autre rapport au vivant, à la réussite et à elle-même.

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[:fr]Julien, musicien volant : tracer des ponts[:en]Julien, musicien volant : Tracer des ponts[:es]Julien, musicien volant : tracer des ponts[:]

[:fr]

Musicien volant… c’est un rêve de gosse, une lubie de fin de soirée, une réplique pour un personnage de dessin animé. Pour lui, c’est le réel. Julien est saxophoniste et tromboniste, sauf qu’il joue la tête en bas, suspendu sur une sangle tendue à 1000 mètres au-dessus du vide entre deux falaises, accroché à une montgolfière, un pont ou au clocher d’une église.

C’est à presque 40 ans que ce père de deux enfants est devenu acrobate. Il  a su réunir en une discipline son amour de la nature, du sport et de la musique. Pour ça, il a su investir chaque domaine et sortir du cadre, en explorant toutes les possibilités.

Loin de la performance, Julien et ses acolytes ont su préserver leur capacité d’émerveillement et invitent les publics qu’ils rencontrent à faire de même. Dans un monde de l’hypersécurité et de l’angoisse du lendemain, ils réhabilitent le risque. Pas comme des inconscients, car leur travail demande préparation, précision et anticipation.

Entre le village cosmopolite où il vit, la rivière où tout a commencé, une séance de planche à bascule, Julien partage sa vision de ce qui est bien plus qu’un métier, bien autre chose qu’un hobby : une manière de vivre.

Il nous rappelle ce que peut vouloir dire être vivant : préserver notre capacité à nous émerveiller, se dire pourquoi pas, embrasser toutes les rencontres. Ne pas se contenter du monde tel qu’il est, mais tisser des ponts, au-dessus du vide, pour tracer un autre monde possible.

Pour diffuser le portrait complet dans le cadre des veillées de Sarah Roubato, contactez-moi en cliquant ici

[:en]

Musicien volant… c’est un rêve de gosse, une lubie de fin de soirée, une réplique pour un personnage de dessin animé. Pour lui, c’est le réel. Julien est saxophoniste et tromboniste, sauf qu’il joue la tête en bas, suspendu sur une sangle tendue à 1000 mètres au-dessus du vide entre deux falaises, accroché à une montgolfière, un pont ou au clocher d’une église.

C’est à presque 40 ans que ce père de deux enfants est devenu acrobate. Il  a su réunir en une discipline son amour de la nature, du sport et de la musique. Pour ça, il a su investir chaque domaine et sortir du cadre, en explorant toutes les possibilités.

Loin de la performance, Julien et ses acolytes ont su préserver leur capacité d’émerveillement et invitent les publics qu’ils rencontrent à faire de même. Dans un monde de l’hypersécurité et de l’angoisse du lendemain, ils réhabilitent le risque. Pas comme des inconscients, car leur travail demande préparation, précision et anticipation.

Entre le village cosmopolite où il vit, la rivière où tout a commencé, une séance de planche à bascule, Julien partage sa vision de ce qui est bien plus qu’un métier, bien autre chose qu’un hobby : une manière de vivre.

Il nous rappelle ce que peut vouloir dire être vivant : préserver notre capacité à nous émerveiller, se dire pourquoi pas, embrasser toutes les rencontres. Ne pas se contenter du monde tel qu’il est, mais tisser des ponts, au-dessus du vide, pour tracer un autre monde possible.

Cliquez ci-dessous pour acheter le portrait à prix libre. Vous n’avez pas besoin d’avoir un compte Paypal. Cliquez sur payer par carte (en bas  de la page( pour payer sans passer par un compte paypal. Vous recevrez le portrait sonore par mail, vous avez 6 jours pour le télécharger.


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Musicien volant… c’est un rêve de gosse, une lubie de fin de soirée, une réplique pour un personnage de dessin animé. Pour lui, c’est le réel. Julien est saxophoniste et tromboniste, sauf qu’il joue la tête en bas, suspendu sur une sangle tendue à 1000 mètres au-dessus du vide entre deux falaises, accroché à une montgolfière, un pont ou au clocher d’une église.

C’est à presque 40 ans que ce père de deux enfants est devenu acrobate. Il  a su réunir en une discipline son amour de la nature, du sport et de la musique. Pour ça, il a su investir chaque domaine et sortir du cadre, en explorant toutes les possibilités.

Loin de la performance, Julien et ses acolytes ont su préserver leur capacité d’émerveillement et invitent les publics qu’ils rencontrent à faire de même. Dans un monde de l’hypersécurité et de l’angoisse du lendemain, ils réhabilitent le risque. Pas comme des inconscients, car leur travail demande préparation, précision et anticipation.

Entre le village cosmopolite où il vit, la rivière où tout a commencé, une séance de planche à bascule, Julien partage sa vision de ce qui est bien plus qu’un métier, bien autre chose qu’un hobby : une manière de vivre.

Il nous rappelle ce que peut vouloir dire être vivant : préserver notre capacité à nous émerveiller, se dire pourquoi pas, embrasser toutes les rencontres. Ne pas se contenter du monde tel qu’il est, mais tisser des ponts, au-dessus du vide, pour tracer un autre monde possible.

Cliquez ci-dessous pour acheter le portrait à prix libre. Vous n’avez pas besoin d’avoir un compte Paypal. Cliquez sur payer par carte (en bas  de la page( pour payer sans passer par un compte paypal. Vous recevrez le portrait sonore par mail, vous avez 6 jours pour le télécharger.


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[:fr]Serge : le théâtre côté marge[:]

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Serge est metteur en scène. Il fait jouer des détenus, des malades psychiatriques, des jeunes en foyer, des habitants de bidonvilles, avec la même exigence artistique que des professionnels, et les emmène sur les scènes de grands théâtres. Auprès de ces populations marginalisées, il retrouve ce qui lui semble être l’essence du théâtre, un lieu de remise en question de la société.

« Avec eux les choses iront beaucoup plus loin. Ils sont bourrés d’émotions, de frustrations, de violence intérieure. Ils n’ont affaire qu’à la défaite, au regard de l’autre qui les dégrade encore plus et qui leur fait perdre confiance. Quand tu arrives à les canaliser par le jeu d’acteur et quand ils retrouvent cette confiance à travers un personnage ou un texte, ils vont très loin. Ça peut être explosif. Je suis tombé sur des bêtes de scène. »

Serge a été celui qui a éveillé la vocation de l’acteur Sami Naceri et de son frère Bibi Naceri alors qu’ils étaient incarcérés. Dans ce portrait, Bibi raconte comment s’est faite cette rencontre avec le théâtre et avec celui qui, trente ans plus tard, est son acolyte. Je les suis pendant plusieurs jours dans un atelier où ils font jouer ensemble des adolescents de quartiers difficiles avec les Anciens de ce même quartier, deux solitudes qui ne se fréquentent pas habituellement.

 

Pour diffuser ce portrait lors des veillées, contactez-moi en cliquant ici[:]

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Leila, mère de vents et de marées

[:fr]

Pour se rendre au parc à 300 mètres, il peut mettre une demie heure. C’est que Milan salue tous les commerçants du quartier et les inconnus dans la rue. Ce petit garçon de 3 ans sait utiliser un couteau, jardiner, faire un feu, grimper aux arbres et participe à toutes les activités de la maison. Pourtant, il vit en pleine ville.Avec quelques décisions et beaucoup d’instinct, Leila sa maman décloisonne la famille nucléaire et les mondes de l’enfant et de l’adulte.Pour ça, elle tente de réhabiliter l’imaginaire comme outil d’éducation, d’entretenir le rapport au vivant, de cultiver la diversité et d’encourager la liberté du corps.Au sein d’une grande métropole, elle expérimente un mode de vie fait de constantes adaptations, que chacun peut envisager et adapter pour soi.Leila fait partie de ces parents qui à la phrase “Je ne veux pas offrir ce monde-là à mon enfant ont préféré se dire : “Je vais offrir à ce monde une chance : mon enfant”. Chacun à sa manière, chacun selon son histoire et sa quête.

 

Pour diffuser ce portrait dans le cadre des veillées de Sarah Roubato, contactez-moi en cliquant ic

[:en]

Pour se rendre au parc à 300 mètres, il peut mettre une demie heure. C’est que Milan salue tous les commerçants du quartier et les inconnus dans la rue. Ce petit garçon de 3 ans sait utiliser un couteau, jardiner, faire un feu, grimper aux arbres et participe à toutes les activités de la maison. Pourtant, il vit en pleine ville.Avec quelques décisions et beaucoup d’instinct, Leila sa maman décloisonne la famille nucléaire et les mondes de l’enfant et de l’adulte.Pour ça, elle tente de réhabiliter l’imaginaire comme outil d’éducation, d’entretenir le rapport au vivant, de cultiver la diversité et d’encourager la liberté du corps.Au sein d’une grande métropole, elle expérimente un mode de vie fait de constantes adaptations, que chacun peut envisager et adapter pour soi.Leila fait partie de ces parents qui à la phrase “Je ne veux pas offrir ce monde-là à mon enfant ont préféré se dire : “Je vais offrir à ce monde une chance : mon enfant”. Chacun à sa manière, chacun selon son histoire et sa quête.

Cliquez sur le bouton ci-dessous pour acheter le portrait complet (45 minutes)  à prix libre. Vous n’avez pas besoin d’avoir un compte Paypal. Descendez en bas de la page et cliquez sur « Payer  par carte ».


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Extraits ci-dessus.

Pour se rendre au parc à 300 mètres, il peut mettre une demie heure. C’est que Milan salue tous les commerçants du quartier et les inconnus dans la rue. Ce petit garçon de 3 ans sait utiliser un couteau, jardiner, faire un feu, grimper aux arbres et participe à toutes les activités de la maison. Pourtant, il vit en pleine ville.Avec quelques décisions et beaucoup d’instinct, Leila sa maman décloisonne la famille nucléaire et les mondes de l’enfant et de l’adulte.Pour ça, elle tente de réhabiliter l’imaginaire comme outil d’éducation, d’entretenir le rapport au vivant, de cultiver la diversité et d’encourager la liberté du corps.Au sein d’une grande métropole, elle expérimente un mode de vie fait de constantes adaptations, que chacun peut envisager et adapter pour soi.Leila fait partie de ces parents qui à la phrase “Je ne veux pas offrir ce monde-là à mon enfant ont préféré se dire : “Je vais offrir à ce monde une chance : mon enfant”. Chacun à sa manière, chacun selon son histoire et sa quête.

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Elie, faiseur de petits nous

[:fr]

Il est chanteur public, écrit des chansons sur mesure, organise des soirées dans les laveries, donne des ateliers d’écriture, voyage au Kurdistan, « comme une proie ». Elie échappe aux catégories habituelles, se réinvente son métier d’artisan des mots, et trouve des formats originaux pour en faire un moment de rencontre. Le temps d’une machine dans un lavomatic, le temps de prendre un thé au Kurdistan, le temps d’un atelier d’écriture, Elie invite à créer un petit nous, basé sur la diversité des savoir-faires, des âges, des origines.

On lui a souvent dit qu’il était dispersé. Mais Elie a appris à regarder autrement sa dispersion, et à en s’en servir comme d’une force. Il nous montre que pour chaque métier, il y a d’autres manières de faire à inventer.
Sur la pochette de son album, pas de photos de lui. Seulement du public en train de le regarder. Le regard qu’il fait naître dans les yeux des autres, c’est ça la trace que Elie laissera dans le monde.

Pour diffuser ce portrait dans le cadre des veillées de Sarah Roubato, contactez-moi en cliquant ici

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Extraits en écoute libre ici :

Il est chanteur public, écrit des chansons sur mesure, organise des soirées dans les laveries, donne des ateliers d’écriture, voyage au Kurdistan, « comme une proie ». Elie échappe aux catégories habituelles, se réinvente son métier d’artisan des mots, et trouve des formats originaux pour en faire un moment de rencontre. Le temps d’une machine dans un lavomatic, le temps de prendre un thé au Kurdistan, le temps d’un atelier d’écriture, Elie invite à créer un petit nous, basé sur la diversité des savoir-faires, des âges, des origines.

On lui a souvent dit qu’il était dispersé. Mais Elie a appris à regarder autrement sa dispersion, et à en s’en servir comme d’une force. Il nous montre que pour chaque métier, il y a d’autres manières de faire à inventer.
Sur la pochette de son album, pas de photos de lui. Seulement du public en train de le regarder. Le regard qu’il fait naître dans les yeux des autres, c’est ça la trace que Elie laissera dans le monde.

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Extraits en écoute libre ici :

Il est chanteur public, écrit des chansons sur mesure, organise des soirées dans les laveries, donne des ateliers d’écriture, voyage au Kurdistan, « comme une proie ». Elie échappe aux catégories habituelles, se réinvente son métier d’artisan des mots, et trouve des formats originaux pour en faire un moment de rencontre. Le temps d’une machine dans un lavomatic, le temps de prendre un thé au Kurdistan, le temps d’un atelier d’écriture, Elie invite à créer un petit nous, basé sur la diversité des savoir-faires, des âges, des origines.

On lui a souvent dit qu’il était dispersé. Mais Elie a appris à regarder autrement sa dispersion, et à en s’en servir comme d’une force. Il nous montre que pour chaque métier, il y a d’autres manières de faire à inventer.
Sur la pochette de son album, pas de photos de lui. Seulement du public en train de le regarder. Le regard qu’il fait naître dans les yeux des autres, c’est ça la trace que Elie laissera dans le monde.

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Alain : oeuvrer son métier

[:fr]

user7588955 · Sarah Roubato, Alain : oeuvrer son métier

Avec Alain, il a suffi d’une poignée de secondes pour savoir que cette rencontre allait se déplier. Je le rencontre alors que je me suis trompée de chemin. Une pancarte, Pain au levain naturel me mène jusqu’à son antre.

Alain a été marin, chimiste, apiculteur. Aujourd’hui il est boulanger, et ne travaille qu’avec des variétés anciennes de blé. En cultivant la diversité de ses graines, il acquiert son autonomie. Alain a toujours oeuvré ses métiers, ne pouvant les exercer qu’en suivant ses convictions.

Des portes, il en a claquées. Des virages, il en a pris, et des raides. Mais toujours avec ce besoin d’exercer un métier qui puisse l’émerveiller chaque jour. Et à entendre l’ancien marin sortir ses pains du four, on ne doute pas que ce soit pour lui « À chaque fois, comme une aventure, comme un départ de régate ».

Ce portrait est diffusé dans le cadre des veillées de Sarah Roubato. Pour y participer ou en accueillir une, ou pour diffuser cette oeuvre dans votre coin, contactez-moi en cliquant ici.

 

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Avec Alain, il a suffi d’une poignée de secondes pour savoir que cette rencontre allait se déplier. Je le rencontre alors que je me suis trompée de chemin. Une pancarte, Pain au levain naturel me mène jusqu’à son antre.

Alain a été marin, chimiste, apiculteur. Aujourd’hui il est boulanger, et ne travaille qu’avec des variétés anciennes de blé. En cultivant la diversité de ses graines, il acquiert son autonomie. Alain a toujours oeuvré ses métiers, ne pouvant les exercer qu’en suivant ses convictions.

Des portes, il en a claquées. Des virages, il en a pris, et des raides. Mais toujours avec ce besoin d’exercer un métier qui puisse l’émerveiller chaque jour. Et à entendre l’ancien marin sortir ses pains du four, on ne doute pas que ce soit pour lui « À chaque fois, comme une aventure, comme un départ de régate ».

Ci-dessous EXTRAITS en écoute libre.

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Avec Alain, il a suffi d’une poignée de secondes pour savoir que cette rencontre allait se déplier. Je le rencontre alors que je me suis trompée de chemin. Une pancarte, Pain au levain naturel me mène jusqu’à son antre.

Alain a été marin, chimiste, apiculteur. Aujourd’hui il est boulanger, et ne travaille qu’avec des variétés anciennes de blé. En cultivant la diversité de ses graines, il acquiert son autonomie. Alain a toujours oeuvré ses métiers, ne pouvant les exercer qu’en suivant ses convictions.

Des portes, il en a claquées. Des virages, il en a pris, et des raides. Mais toujours avec ce besoin d’exercer un métier qui puisse l’émerveiller chaque jour. Et à entendre l’ancien marin sortir ses pains du four, on ne doute pas que ce soit pour lui « À chaque fois, comme une aventure, comme un départ de régate ».

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Les semeurs du changement

Saïd : être champion de sa vie

[:fr]

Une salle de boxe à Aubervilliers, dans une rue où les nouvelles constructions entourent de vieux pavillons. Au-dessus du ring, une salle de soutien scolaire. Comme un cocon dans les arbres. Ici, le soutien, l’effort, le dépassement de soi ne s’arrêtent pas aux cordes du ring. À Boxing Beat, le sport est un modèle d’éducation et une éthique de vie. Un club créé par Saïd, champion de France de boxe.

Quand Saïd parle de boxe, il nous emmène loin des clichés. Pour lui, la boxe c’est l’art de ne pas prendre des coups. D’esquiver, de tromper l’adversaire, de ruser, de jouer au chat et à la souris. Toucher le fond, se relever, anticiper, évaluer, bluffer, dévier, attendre.

On m’a toujours dit que je manquais d’agressivité. Moi j’ai toujours pensé que si j’étais assez malin, je n’avais pas besoin d’être agressif.

Malgré son record de titres détenu par les femmes, Boxing Beat n’est pas une usine à fabriquer des champions. Le combat que Saïd mène se déroule dans un round plus long, avec comme seul arbitre, la vie.

Pour moi c’était impossible de créer un club de boxe juste pour faire des champions. Champion ce n’est pas une fin en soi. Tu peux te construire à travers la boxe par l’abnégation, le dépassement de soi, mais ce qui m’intéresse c’est de fabriquer des hommes et des femmes qui soient indépendants. Et la première chose pour y arriver c’est de savoir lire, écrire et compter. Si par la boxe je peux aider des jeunes à faire des formation, à les recadrer, à les remettre sur piste, pas besoin de champion du monde.

Donner sa chance

Sur les murs de la salle, les portraits des grands champions de la boxe, peints par un jeune à qui Saïd a lancé ce défi, en le voyant dessiner sur un cahier. Saïd fait partie de ces coachs capables de déceler, à travers la discipline qu’il enseigne, les potentiels des jeunes. Il leur tend la main sans les prendre par la main. Il les met face à leurs responsabilités, et s’intéresse plus à la personne qu’à l’athlète. Il permet aux jeunes d’aller au-delà de ce qu’ils croyaient être capables de faire.

Transmettre autrement

En faisant venir les classes entières avec les professeurs, Saïd a modifié les rapports des élèves en classe, entre les timides et les moins timides, et entre filles et garçons. Aller au bout d’un objectif, savoir jauger ses limites, être à l’écoute de soi et de l’autre, accepter l’échec des mauvais jours, se recentrer, résister. Trouver l’équilibre entre l’humilité et la confiance en soi. Travailler sa stabilité, son rythme, la précision, la juste distance. Gérer sa colère et canaliser son stress. Contrôler son énergie, se concentrer. Savoir lire l’autre et le respecter. Voilà tout ce qu’un sport peut apporter. Des compétences essentielles dans la vie.

Pourtant dans nos sociétés où le corps est secondaire, le sport, comme les arts, est limité à un loisir. Saïd se bat aussi pour une autre forme d’éducation, où l’enfant est stimulé, où les forces et l’énergie nécessaires à l’apprentissage sont intégrées dans le processus.

Pour arriver à ce résultat, Saïd a dû se battre contre les archaïsmes d’une pensée qui catégorise les gens selon leur âge, leur sexe ou leur milieu social. À l’époque où Saïd voulait enseigner la boxe aux enfants, la Fédération ne voulait pas en entendre parler. Il lui a fallu trouver une structure qui lui ferait confiance. Ce fut la ville d’Aubervilliers, qui depuis vingt-six ans, soutient son projet devenu un modèle en France.

Boxer au féminin

Saïd s’est aussi battu contre les préjugés envers les femmes, en donnant sa chance à Sarah Ourahmoune, qui à quinze ans, pousse la porte de son club en cherchant un cours de taikwando. Saïd lui propose d’essayer la boxe. À cette époque, la boxe féminine n’est pas reconnue par la profession et n’est pas acceptée aux JO. Sarah Ourahmoune deviendra huit fois championne de France, trois fois championne d’Europe, championne du monde, médaillée olympique. Parallèlement à sa carrière d’athlète, elle fait Science Po.

Ce jour où Saïd a permis à Sarah d’enfiler des gants à Boxing Beats marque la naissance d’une championne, de la boxe féminine professionnelle en France et le premier coup de pioche que d’autres suivront. Sarah développe aussi des projets pour sortir les jeunes de leur isolement, pour les travailleurs en entreprise et pour les enfants handicapés mentaux. C’est le lègue de Saïd : sortir les gens de leur condition avec deux gants de cuir.

Saïd pousse tout le monde à sortir de sa zone de confort : les jeunes, les enseignants, les mairies. Ne pas se contenter de ce qui nous est donné. Il nous montre qu’il n’y a pas de domaine réservé. Que n’importe quelle discipline peut être mise à la portée de tout le monde. Les gens comme Saïd détiennent la clé d’un changement d’éducation, et donc de société. Il suffit d’avoir le courage de monter sur le ring, et de mettre nos peurs au défi.

« Un ring c’est quatre coins et des cordes. Tu ne peux pas t’échapper. Tu prends des coups dans ta gueule. Après ça, tu as peur de quoi dans la vie ? »

 

[:en]


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Une salle de boxe à Aubervilliers, dans une rue où les nouvelles constructions entourent de vieux pavillons. Au-dessus du ring, une salle de soutien scolaire. Comme un cocon dans les arbres. Ici, le soutien, l’effort, le dépassement de soi ne s’arrêtent pas aux cordes du ring. À Boxing Beat, le sport est un modèle d’éducation et une éthique de vie. Un club créé par Saïd, champion de France de boxe.

Quand Saïd parle de boxe, il nous emmène loin des clichés. Pour lui, la boxe c’est l’art de ne pas prendre des coups. D’esquiver, de tromper l’adversaire, de ruser, de jouer au chat et à la souris. Toucher le fond, se relever, anticiper, évaluer, bluffer, dévier, attendre.

On m’a toujours dit que je manquais d’agressivité. Moi j’ai toujours pensé que si j’étais assez malin, je n’avais pas besoin d’être agressif.

Malgré son record de titres détenu par les femmes, Boxing Beat n’est pas une usine à fabriquer des champions. Le combat que Saïd mène se déroule dans un round plus long, avec comme seul arbitre, la vie.

Pour moi c’était impossible de créer un club de boxe juste pour faire des champions. Champion ce n’est pas une fin en soi. Tu peux te construire à travers la boxe par l’abnégation, le dépassement de soi, mais ce qui m’intéresse c’est de fabriquer des hommes et des femmes qui soient indépendants. Et la première chose pour y arriver c’est de savoir lire, écrire et compter. Si par la boxe je peux aider des jeunes à faire des formation, à les recadrer, à les remettre sur piste, pas besoin de champion du monde.

Donner sa chance

Sur les murs de la salle, les portraits des grands champions de la boxe, peints par un jeune à qui Saïd a lancé ce défi, en le voyant dessiner sur un cahier. Saïd fait partie de ces coachs capables de déceler, à travers la discipline qu’il enseigne, les potentiels des jeunes. Il leur tend la main sans les prendre par la main. Il les met face à leurs responsabilités, et s’intéresse plus à la personne qu’à l’athlète. Il permet aux jeunes d’aller au-delà de ce qu’ils croyaient être capables de faire.

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En faisant venir les classes entières avec les professeurs, Saïd a modifié les rapports des élèves en classe, entre les timides et les moins timides, et entre filles et garçons. Aller au bout d’un objectif, savoir jauger ses limites, être à l’écoute de soi et de l’autre, accepter l’échec des mauvais jours, se recentrer, résister. Trouver l’équilibre entre l’humilité et la confiance en soi. Travailler sa stabilité, son rythme, la précision, la juste distance. Gérer sa colère et canaliser son stress. Contrôler son énergie, se concentrer. Savoir lire l’autre et le respecter. Voilà tout ce qu’un sport peut apporter. Des compétences essentielles dans la vie.

Pourtant dans nos sociétés où le corps est secondaire, le sport, comme les arts, est limité à un loisir. Saïd se bat aussi pour une autre forme d’éducation, où l’enfant est stimulé, où les forces et l’énergie nécessaires à l’apprentissage sont intégrées dans le processus.

Pour arriver à ce résultat, Saïd a dû se battre contre les archaïsmes d’une pensée qui catégorise les gens selon leur âge, leur sexe ou leur milieu social. À l’époque où Saïd voulait enseigner la boxe aux enfants, la Fédération ne voulait pas en entendre parler. Il lui a fallu trouver une structure qui lui ferait confiance. Ce fut la ville d’Aubervilliers, qui depuis vingt-six ans, soutient son projet devenu un modèle en France.

Boxer au féminin

Saïd s’est aussi battu contre les préjugés envers les femmes, en donnant sa chance à Sarah Ourahmoune, qui à quinze ans, pousse la porte de son club en cherchant un cours de taikwando. Saïd lui propose d’essayer la boxe. À cette époque, la boxe féminine n’est pas reconnue par la profession et n’est pas acceptée aux JO. Sarah Ourahmoune deviendra huit fois championne de France, trois fois championne d’Europe, championne du monde, médaillée olympique. Parallèlement à sa carrière d’athlète, elle fait Science Po.

Ce jour où Saïd a permis à Sarah d’enfiler des gants à Boxing Beats marque la naissance d’une championne, de la boxe féminine professionnelle en France et le premier coup de pioche que d’autres suivront. Sarah développe aussi des projets pour sortir les jeunes de leur isolement, pour les travailleurs en entreprise et pour les enfants handicapés mentaux. C’est le lègue de Saïd : sortir les gens de leur condition avec deux gants de cuir.

Saïd pousse tout le monde à sortir de sa zone de confort : les jeunes, les enseignants, les mairies. Ne pas se contenter de ce qui nous est donné. Il nous montre qu’il n’y a pas de domaine réservé. Que n’importe quelle discipline peut être mise à la portée de tout le monde. Les gens comme Saïd détiennent la clé d’un changement d’éducation, et donc de société. Il suffit d’avoir le courage de monter sur le ring, et de mettre nos peurs au défi.

« Un ring c’est quatre coins et des cordes. Tu ne peux pas t’échapper. Tu prends des coups dans ta gueule. Après ça, tu as peur de quoi dans la vie ? »

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Une salle de boxe à Aubervilliers, dans une rue où les nouvelles constructions entourent de vieux pavillons. Au-dessus du ring, une salle de soutien scolaire. Comme un cocon dans les arbres. Ici, le soutien, l’effort, le dépassement de soi ne s’arrêtent pas aux cordes du ring. À Boxing Beat, le sport est un modèle d’éducation et une éthique de vie. Un club créé par Saïd, champion de France de boxe.

Quand Saïd parle de boxe, il nous emmène loin des clichés. Pour lui, la boxe c’est l’art de ne pas prendre des coups. D’esquiver, de tromper l’adversaire, de ruser, de jouer au chat et à la souris. Toucher le fond, se relever, anticiper, évaluer, bluffer, dévier, attendre.

On m’a toujours dit que je manquais d’agressivité. Moi j’ai toujours pensé que si j’étais assez malin, je n’avais pas besoin d’être agressif.

Malgré son record de titres détenu par les femmes, Boxing Beat n’est pas une usine à fabriquer des champions. Le combat que Saïd mène se déroule dans un round plus long, avec comme seul arbitre, la vie.

Pour moi c’était impossible de créer un club de boxe juste pour faire des champions. Champion ce n’est pas une fin en soi. Tu peux te construire à travers la boxe par l’abnégation, le dépassement de soi, mais ce qui m’intéresse c’est de fabriquer des hommes et des femmes qui soient indépendants. Et la première chose pour y arriver c’est de savoir lire, écrire et compter. Si par la boxe je peux aider des jeunes à faire des formation, à les recadrer, à les remettre sur piste, pas besoin de champion du monde.

Donner sa chance

Sur les murs de la salle, les portraits des grands champions de la boxe, peints par un jeune à qui Saïd a lancé ce défi, en le voyant dessiner sur un cahier. Saïd fait partie de ces coachs capables de déceler, à travers la discipline qu’il enseigne, les potentiels des jeunes. Il leur tend la main sans les prendre par la main. Il les met face à leurs responsabilités, et s’intéresse plus à la personne qu’à l’athlète. Il permet aux jeunes d’aller au-delà de ce qu’ils croyaient être capables de faire.

Transmettre autrement

En faisant venir les classes entières avec les professeurs, Saïd a modifié les rapports des élèves en classe, entre les timides et les moins timides, et entre filles et garçons. Aller au bout d’un objectif, savoir jauger ses limites, être à l’écoute de soi et de l’autre, accepter l’échec des mauvais jours, se recentrer, résister. Trouver l’équilibre entre l’humilité et la confiance en soi. Travailler sa stabilité, son rythme, la précision, la juste distance. Gérer sa colère et canaliser son stress. Contrôler son énergie, se concentrer. Savoir lire l’autre et le respecter. Voilà tout ce qu’un sport peut apporter. Des compétences essentielles dans la vie.

Pourtant dans nos sociétés où le corps est secondaire, le sport, comme les arts, est limité à un loisir. Saïd se bat aussi pour une autre forme d’éducation, où l’enfant est stimulé, où les forces et l’énergie nécessaires à l’apprentissage sont intégrées dans le processus.

Pour arriver à ce résultat, Saïd a dû se battre contre les archaïsmes d’une pensée qui catégorise les gens selon leur âge, leur sexe ou leur milieu social. À l’époque où Saïd voulait enseigner la boxe aux enfants, la Fédération ne voulait pas en entendre parler. Il lui a fallu trouver une structure qui lui ferait confiance. Ce fut la ville d’Aubervilliers, qui depuis vingt-six ans, soutient son projet devenu un modèle en France.

Boxer au féminin

Saïd s’est aussi battu contre les préjugés envers les femmes, en donnant sa chance à Sarah Ourahmoune, qui à quinze ans, pousse la porte de son club en cherchant un cours de taikwando. Saïd lui propose d’essayer la boxe. À cette époque, la boxe féminine n’est pas reconnue par la profession et n’est pas acceptée aux JO. Sarah Ourahmoune deviendra huit fois championne de France, trois fois championne d’Europe, championne du monde, médaillée olympique. Parallèlement à sa carrière d’athlète, elle fait Science Po.

Ce jour où Saïd a permis à Sarah d’enfiler des gants à Boxing Beats marque la naissance d’une championne, de la boxe féminine professionnelle en France et le premier coup de pioche que d’autres suivront. Sarah développe aussi des projets pour sortir les jeunes de leur isolement, pour les travailleurs en entreprise et pour les enfants handicapés mentaux. C’est le lègue de Saïd : sortir les gens de leur condition avec deux gants de cuir.

Saïd pousse tout le monde à sortir de sa zone de confort : les jeunes, les enseignants, les mairies. Ne pas se contenter de ce qui nous est donné. Il nous montre qu’il n’y a pas de domaine réservé. Que n’importe quelle discipline peut être mise à la portée de tout le monde. Les gens comme Saïd détiennent la clé d’un changement d’éducation, et donc de société. Il suffit d’avoir le courage de monter sur le ring, et de mettre nos peurs au défi.

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Les semeurs du changement

Cécile : trouver le bon geste

[:fr]

Cécile sculpte ceux qu’on ne voit pas : les marins sur leur cargo, les détenus dans les prisons, les vieilles femmes en maison de retraite, les adolescents en soins psychiatriques, les religieuses dans un couvent. Elle remue des clichés, fait bouger les lignes et les hiérarchies sociales et la manière dont les gens se perçoivent.

La sculpture de Cécile nous invite à méditer sur le geste que nous imprimons à notre vie. C’est peut-être ça, qui compte le plus, le geste. Chacun sait s’il veut transmettre, chercher, briller, archiver ou découvrir, transmettre ou inventer, révéler, soigner. Le métier dans lequel nous commettons ce geste est le fruit du hasard.

Lorsque Cécile m’a invitée à venir à son atelier pour faire son portrait, c’était à une condition : faire un double portrait. Elle me sculpte pendant que je l’enregistre. Voici donc un double portrait en miroir, de deux portraitistes. L’une travaille dans la matière, l’autre dans l’immatériel, l’une par l’œil, l’autre par l’oreille.

Pour diffuser ce portrait dans le cadre des veillées de Sarah Roubato, contactez-moi en cliquant ici.[:en]Cécile sculpte ceux qu’on ne voit pas : les marins sur leur cargo, les détenus dans les prisons, les vieilles femmes en maison de retraite, les adolescents en soins psychiatriques, les religieuses dans un couvent. Elle remue des clichés, fait bouger les lignes et les hiérarchies sociales et la manière dont les gens se perçoivent.

La sculpture de Cécile nous invite à méditer sur le geste que nous imprimons à notre vie. C’est peut-être ça, qui compte le plus, le geste. Chacun sait s’il veut transmettre, chercher, briller, archiver ou découvrir, transmettre ou inventer, révéler, soigner. Le métier dans lequel nous commettons ce geste est le fruit du hasard.

Lorsque Cécile m’a invitée à venir à son atelier pour faire son portrait, c’était à une condition : faire un double portrait. Elle me sculpte pendant que je l’enregistre. Voici donc un double portrait en miroir, de deux portraitistes. L’une travaille dans la matière, l’autre dans l’immatériel, l’une par l’œil, l’autre par l’oreille.

Ci-dessous EXTRAITS en écoute libre.


[:es]Cécile sculpte ceux qu’on ne voit pas : les marins sur leur cargo, les détenus dans les prisons, les vieilles femmes en maison de retraite, les adolescents en soins psychiatriques, les religieuses dans un couvent. Elle remue des clichés, fait bouger les lignes et les hiérarchies sociales et la manière dont les gens se perçoivent.

La sculpture de Cécile nous invite à méditer sur le geste que nous imprimons à notre vie. C’est peut-être ça, qui compte le plus, le geste. Chacun sait s’il veut transmettre, chercher, briller, archiver ou découvrir, transmettre ou inventer, révéler, soigner. Le métier dans lequel nous commettons ce geste est le fruit du hasard.

Lorsque Cécile m’a invitée à venir à son atelier pour faire son portrait, c’était à une condition : faire un double portrait. Elle me sculpte pendant que je l’enregistre. Voici donc un double portrait en miroir, de deux portraitistes. L’une travaille dans la matière, l’autre dans l’immatériel, l’une par l’œil, l’autre par l’oreille.

Ci-dessous EXTRAITS en écoute libre.


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Les semeurs du changement

Olivier : habiter sa vie

[:fr]

Des mots criés en catalan, d’une voix grave pour les bœufs et d‘une voix aiguë pour les chèvres qui font teinter leurs cloches . Dans la maison, le frémissement de deux ou trois plats sur le piano de la cuisine, avec en arrière-fond un concerto qui sort des enceintes, en attendant que l’autre piano, celui du salon, se fasse entendre après le repas.

Voilà les sons de Méras, une ferme dans les Pyrénées ariégeoises. Trente hectares tenus par Olivier, un paysan, qui s’annonce non pas comme exploitant agricole mais comme courtisan agricole. Olivier a choisi de travailler sans tracteur, uniquement par traction animale, « au bon tempo ».

Méras est aussi une maison ouverte, où beaucoup de jeunes viennent reposer leurs ailes blessées. Car auprès d’Olivier, on apprend bien autre chose que la traction animale. On y apprend à habiter un lieu, un métier, et sa propre vie.

 

Pour diffuser ce portrait dans le cadre des veillées de Sarah Roubato, contactez-moi en cliquant ici

[:en]Des mots criés en catalan, d’une voix grave pour les bœufs et d‘une voix aiguë pour les chèvres qui font teinter leurs cloches . Dans la maison, le frémissement de deux ou trois plats sur le piano de la cuisine, avec en arrière-fond un concerto qui sort des enceintes, en attendant que l’autre piano, celui du salon, se fasse entendre après le repas.

Voilà les sons de Méras, une ferme dans les Pyrénées ariégeoises. Trente hectares tenus par Olivier, un paysan, qui s’annonce non pas comme exploitant agricole mais comme courtisan agricole. Olivier a choisi de travailler sans tracteur, uniquement par traction animale, « au bon tempo ».

Méras est aussi une maison ouverte, où beaucoup de jeunes viennent reposer leurs ailes blessées. Car auprès d’Olivier, on apprend bien autre chose que la traction animale. On y apprend à habiter un lieu, un métier, et sa propre vie.

Extrait en écoute libre ci-dessous

Pour écouter d’autres portraits, cliquez ici : Hella, la liberté qui s’adapte, Cécile : trouver le bon geste, Saïd : être champion de sa vie


[:es]Des mots criés en catalan, d’une voix grave pour les bœufs et d‘une voix aiguë pour les chèvres qui font teinter leurs cloches . Dans la maison, le frémissement de deux ou trois plats sur le piano de la cuisine, avec en arrière-fond un concerto qui sort des enceintes, en attendant que l’autre piano, celui du salon, se fasse entendre après le repas.

Voilà les sons de Méras, une ferme dans les Pyrénées ariégeoises. Trente hectares tenus par Olivier, un paysan, qui s’annonce non pas comme exploitant agricole mais comme courtisan agricole. Olivier a choisi de travailler sans tracteur, uniquement par traction animale, « au bon tempo ».

Méras est aussi une maison ouverte, où beaucoup de jeunes viennent reposer leurs ailes blessées. Car auprès d’Olivier, on apprend bien autre chose que la traction animale. On y apprend à habiter un lieu, un métier, et sa propre vie.

Extrait en écoute libre ci-dessous

Pour écouter d’autres portraits, cliquez ici : Hella, la liberté qui s’adapte, Cécile : trouver le bon geste, Saïd : être champion de sa vie


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Les semeurs du changement

Hella : la liberté qui s’adapte

[:fr]

Quand elle a quitté une vie de château – littéralement – en Normandie pour traverser la France avec ses chevaux de course, Hella ne savait pas où elle allait. Dans la montagne dans le sud de la France, les chevaux, comme elle, ont dû réapprendre à vivre autrement. Les chevaux en troupeau pastoral, et elle dans un hameau, sans argent.

Au-delà des chevaux, Hella parle surtout d’adaptation, de liberté, et de l’art de réparer, de redonner confiance. Car Hella récupère aussi des chevaux maltraités et leur réapprend à vivre.

Même si on ne s’intéresse pas aux chevaux, écouter Hella nous en apprend beaucoup sur nous. Comment préserver sa liberté sans l’imposer aux autres ? Comment l’homme et le cheval s’adaptent à un changement de vie radical ?

Pour diffuser ce portrait dans le cadre des veillées de Sarah Roubato, contactez-moi en cliquant ici

[:en]Quand elle a quitté une vie de château – littéralement – en Normandie pour traverser la France avec ses chevaux de course, Hella ne savait pas où elle allait. Dans la montagne dans le sud de la France, les chevaux, comme elle, ont dû réapprendre à vivre autrement. Les chevaux en troupeau pastoral, et elle dans un hameau, sans argent.

Au-delà des chevaux, Hella parle surtout d’adaptation, de liberté, et de l’art de réparer, de redonner confiance. Car Hella récupère aussi des chevaux maltraités et leur réapprend à vivre.

Même si on ne s’intéresse pas aux chevaux, écouter Hella nous en apprend beaucoup sur nous. Comment préserver sa liberté sans l’imposer aux autres ? Comment l’homme et le cheval s’adaptent à un changement de vie radical ?

[:es]Quand elle a quitté une vie de château – littéralement – en Normandie pour traverser la France avec ses chevaux de course, Hella ne savait pas où elle allait. Dans la montagne dans le sud de la France, les chevaux, comme elle, ont dû réapprendre à vivre autrement. Les chevaux en troupeau pastoral, et elle dans un hameau, sans argent.

Au-delà des chevaux, Hella parle surtout d’adaptation, de liberté, et de l’art de réparer, de redonner confiance. Car Hella récupère aussi des chevaux maltraités et leur réapprend à vivre.

Même si on ne s’intéresse pas aux chevaux, écouter Hella nous en apprend beaucoup sur nous. Comment préserver sa liberté sans l’imposer aux autres ? Comment l’homme et le cheval s’adaptent à un changement de vie radical ?

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Les semeurs du changement

Marie la Vierge : une chamane contemporaine

mafalda99

L’extraordinaire au quotidien : Marie la Vierge by Sarahroubato on Mixcloud

Marie n’est pas artiste ni thérapeute. Mais elle guérit par l’art, comme le font les peuples autochtones.

Ses performances multisensorielles vont chercher loin dans ce qui nous dérange et qu’on ne verbalise pas. Gynocide, ou le dernier accouchement du monde, J’ai mal sur la souffrance des animaux en abattoir, Pet shop, où elle se fait promener en laisse par des passants. Des performances qui sont nées de visions que Marie a eues au détour de notre réalité quotidienne.

Dans son jardin en campagne montréalaise, Marie explique comment elle travaille cet art de la performance corporelle et ce qui la différencie des comédiens.

Solitaire et solidaire, Marie fait sortir sa généreuse colère dans des combats militants. Parce qu’elle a mal à l’animal dans l’abattoir comme elle a mal à la terre ou à l’humain.

marie la vierge2

Une personne qui apprend à se guérir elle-même, qui cherche l’équilibre entre le corps et l’esprit, qui apprend à contrôler sa violence et qui exprime celle du monde, a beaucoup a nous apprendre.

Marie fait partie de ces passeurs qui marchent, tenant dans leurs poings serrés la semence d’une autre humanité à venir.

Ce portrait cubiste est le premier de la série… merci de votre indulgence.

musiques choisies par Marie :

Mr Bungle Disco Volante

Arditti quartet Ligeti String quartet 1

Bad Brains Build a nation

et

extrait du Pow wow de Wemotaci, 2013

crédit générique de l’émission : What does the Wind Adam Goulet

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Les semeurs du changement

[:fr]Quatre voix pour envisager d’autres possibles[:en]Semeurs du changement : quatre voix pour envisager d’autres possibles[:es]Semeurs du changement : quatre voix pour envisager d’autres possibles[:]

[:fr]Voici quatre voix. Trois qui furent celles de grands bouleverseurs d’évidences : Brel, Brassens et Prévert. Et une voix contemporaine, celle de Jacques Gamblin, qui en lançant un appel aux médias, définit exactement ce qu’est « Les Semeurs du changement ». Merci à eux.

Les trois Jacques

Par eux nous nous faisons une idée du monde, nous forgeons nos opinions et nos a priori. Jacques Gamblin a lancé un appel aux médias pour qu’ils nous montrent les semeurs du changement. Parce que si l’image qui nous est renvoyée de notre société ne nous montre pas toutes les initiatives extraordinaires, comment se dire qu’autre chose est possible ici et maintenant ? 

Jacques Brel parle de la prudence qui enfouit les rêves. Aujourd’hui plus que jamais, nous vivons dans une société de l’hypersécurisation où dès le plus jeune âge, nous sommes conditionnés à ne pas prendre de risque. Il serait peut-être temps de changer notre rapport au risque, non pas pour y plonger tête baissée, mais pour faire des individus explorateurs, créateurs et multi-potentialistes, qui seront essentiels pour survivre aux changements drastiques de notre monde.

Les semeurs du changement sont avant tout des gens qui savent ce qu’ils ne veulent pas. Qui « refusent de pointer » comme dit Jacques Prévert. C’est ainsi qu’on se met à chercher « autre chose ».

… et Georges ! 

L’un des frères Jacques s’appelait Georges. Quand on parle de changer son rapport au temps, de cultiver la diversité, de tendre vers une certaine autonomie, de savoir ce qu’on refuse, de recalibrer nos priorités, c’est un changement mais c’est surtout une quête pour préserver une toute petite chose, par laquelle nous tenons, et que seul Brassens pouvait nommer ainsi : cette espèce de petite liberté. 
[:en]Les trois Jacques

Par eux nous nous faisons une idée du monde, nous forgeons nos opinions et nos a priori. Jacques Gamblin a lancé un appel aux médias pour qu’ils nous montrent les semeurs du changement. Parce que si l’image qui nous est renvoyée de notre société ne nous montre pas toutes les initiatives extraordinaires, comment se dire qu’autre chose est possible ici et maintenant ? Jacques Brel parle de la prudence qui enfouit les rêves. Aujourd’hui plus que jamais, nous vivons dans une société de l’hypersécurisation où dès le plus jeune âge, nous sommes conditionnés à ne pas prendre de risque. Il serait peut-être temps de changer notre rapport au risque, non pas pour y plonger tête baissée, mais pour faire des individus explorateurs, créateurs et multi-potentialistes, qui seront essentiels pour survivre aux changements drastiques de notre monde.
Les semeurs du changement sont avant tout des gens qui savent ce qu’ils ne veulent pas. Qui « refusent de pointer » comme dit Jacques Prévert. C’est ainsi qu’on se met à chercher « autre chose ».

… et Georges ! 

L’un des frères Jacques s’appelait Georges. Quand on parle de changer son rapport au temps, de cultiver la diversité, de tendre vers une certaine autonomie, de savoir ce qu’on refuse, de recalibrer nos priorités, c’est un changement mais c’est surtout une quête pour préserver une toute petite chose, par laquelle nous tenons, et que seul Brassens pouvait nommer ainsi : cette espèce de petite liberté. 
[:es]Les trois Jacques

Par eux nous nous faisons une idée du monde, nous forgeons nos opinions et nos a priori. Jacques Gamblin a lancé un appel aux médias pour qu’ils nous montrent les semeurs du changement. Parce que si l’image qui nous est renvoyée de notre société ne nous montre pas toutes les initiatives extraordinaires, comment se dire qu’autre chose est possible ici et maintenant ? Jacques Brel parle de la prudence qui enfouit les rêves. Aujourd’hui plus que jamais, nous vivons dans une société de l’hypersécurisation où dès le plus jeune âge, nous sommes conditionnés à ne pas prendre de risque. Il serait peut-être temps de changer notre rapport au risque, non pas pour y plonger tête baissée, mais pour faire des individus explorateurs, créateurs et multi-potentialistes, qui seront essentiels pour survivre aux changements drastiques de notre monde.
Les semeurs du changement sont avant tout des gens qui savent ce qu’ils ne veulent pas. Qui « refusent de pointer » comme dit Jacques Prévert. C’est ainsi qu’on se met à chercher « autre chose ».

… et Georges ! 

L’un des frères Jacques s’appelait Georges. Quand on parle de changer son rapport au temps, de cultiver la diversité, de tendre vers une certaine autonomie, de savoir ce qu’on refuse, de recalibrer nos priorités, c’est un changement mais c’est surtout une quête pour préserver une toute petite chose, par laquelle nous tenons, et que seul Brassens pouvait nommer ainsi : cette espèce de petite liberté. 
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